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La Lanterne Noire n°8 (avril 1977)
Création d’un comité Espagne révolutionnaire
Article mis en ligne le 17 juin 2007
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Pour la première fois depuis pas mal de temps, une tentative unitaire a vu le jour dans le mouvement anarchiste français ; il s’agit de la création d’un Comité Espagne Révolutionnaire dont nous publions la présentation officielle.

Espagne révolutionnaire

Bulletin d’informations du Collectif Espagne Révolutionnaire

Le présent bulletin est la première expression publique du Collectif Espagne Révolutionnaire.

Ce Collectif s’est fixé pour tâche l’information et le soutien aux luttes ouvrières et populaires anticapitalistes, à la Confédération Nationale du Travail, aux organisations, groupes et militants qui luttent dans le sens de l’autonomie et de l’unité ouvrière, d’une pratique révolutionnaire de masse et de classe.

Le Collectif s’est créé à l’initiative des groupes suivants : Alliance Syndicaliste, Groupe Communiste Libertaire Archives, « Lanterne Noire », Organisation Combat Anarchiste, Organisation Communiste Libertaire, « Poing Noir », « Tribune Anarchiste Communiste », Union des Travailleurs Communistes Libertaires.

Une réunion hebdomadaire de travail est organisée tous les mardis, à 19 h 30 au siège de Front Libertaire, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris, tél : 370 46 86. Le Collectif est ouvert à d’autres organisations et groupes que ceux précités : groupes de travailleurs, groupes de femmes, groupes de quartiers, etc… et aux individus qui s’intégreront dans un travail précis ou à une commission.

Le Collectif se donne pour tâche à court terme de publier par l’intermédiaire du présent bulletin d’information à parution d’abord quinzomadaire puis hebdo, et d’un prochain journal à parution mensuelle (nous l’espérons) : tous les textes provenant de nos camarades espagnols et s’inscrivant dans le cadre de la plate-forme, ainsi que des informations rapides.

Le Collectif se veut un outil d’information le plus large et le plus objectif possible sur la situation et les luttes du mouvement ouvrier autonome en Espagne afin de susciter un mouvement de soutien effectif.

On pourra se procurer le présent bulletin et prendre contact avec le collec­tif en écrivant à : C.E.R. c/o Alliance Syndicaliste, 3 rue Berthe, 75018 Paris.

Notes de la Lanterne Noire a propos de ce comité :

Il va sans dire que chacun des participants a été obligé de faire quelques concessions pour faire exister ce comité ; nous regrettons à ce propos que la FA n’ait pas participé aux réunions de discussion pour la constitution du comité, quitte à ne pas y participer ensuite à cause de telle ou telle divergence. Nous sommes persuadés que cette attitude ne représente pas l’ensemble des militants de la FA dont un grand nombre ne furent mis au courant ni des propositions de réunion, ni du refus fait « au nom de l’organisation ».

Un obstacle a été levé : tous sont tombés d’accord pour que ce comité ne soit pas seulement de soutient à la CNT mais à toutes les luttes révolutionnaires et antiautoritaires menées ou non par des militants de la CNT. Les textes publiés dans le bulletin ou dans le journal peuvent provenir donc de tontes les tendances dans et hors la CNT, si elles viennent de camarades espagnols. Nous rappelons que le comité est par ailleurs ouvert à tous les groupes ou organisations qui acceptent la présentation et le fonctionnement qu’ils soient strictement anarchistes ou pas.

Pour nous, ce comité représente bien autre chose que les tristement célèbres « Comité Vietnam » ou « Comité Palestine » et pour trois raisons principales :

— il n’y est défendu aucune position frontiste, c’est-à-dire d’alliance avec une bourgeoisie nationale ou supportant un quelconque gouvernement de transition. Il n’y est soutenu que des luttes d’exploités ou des luttes de groupes ou d’organisations qui prônent clairement le communisme libertaire, une société sans État.

— ce comité ne doit pas représenter un « espace » pour militant désoeuvré toujours prêt à défendre une cause lointaine par exotisme, et à accepter la situation proche. C’est pourquoi ce sont des groupes existant dans les luttes actuelles en France (politiques, de quartiers, de femmes, d’entreprises, etc) qui peuvent adhérer à ce comité ; il ne doit pas être dans nos objectifs de constituer des comités E.R. composés de gens ne militant que là, pour constituer une structure, un groupe, qui ne s’occuperait que de l’Espagne, outre que cela constituerait un militantisme substitutif, cela entraînerait une pêche à la ligne de la part des groupes et organisations qui les vivraient de fait comme une « organisation de masse ».

— les luttes en Espagne ne nous sont pas plus éloignées que certaines luttes en France ; le capital abolit lui même les frontières, et il n’est pas dans notre attention de les rétablir au niveau politique. Un ouvrier français et un ouvrier espagnol ont réellement des choses à discuter, à échanger, à pratiquer. Ce n’est pas le cas d’un ouvrier français et d’un paysan vietnamien ou palestinien car alors le dialogue se fait par dirigeant interposé et finalement donc renforce les différences au lieu de les diminuer.


Mise au point

La situation en Espagne évolue rapidement. Le développement de la C.N.T. s’accroît et elle est en train de devenir une des organisations les plus importantes d’Espagne, aussi bien en nombre d’adhérents que par l’écho qu’elle éveille parmi les travailleurs.

Dans ce processus il y a eu deux moments fondamentaux : l’un c’est la grève de la Roca en Catalogne, l’autre c’est le meeting de la Plaza de Toros de San Sébastian de los Reyes, à 14 km de Madrid.

L’appui inconditionnel de la C.N.T. à la grève de Roca signifia un véritable triomphe moral parmi les travailleurs dans un secteur de Barcelone qui était le fief des CC.OO. jusqu’à ce moment.

Les 30 000 personnes qui participèrent au meeting confédéral, malgré les difficultés du transport, très jeunes pour la plupart et représentant toutes les nuances de l’anarchisme militant, furent une grande surprise pour tous, amis et ennemis.

De ce point de vue, les chiffres que nous donnons dans la première partie de ce dossier ne sont plus actuels, mais nous croyons qu’il est utile de les présenter car ils permettent d’évaluer, dans le temps qui passe, l’évolution d’un mouvement qui renaît chargé d’espoir, en même temps que le climat plein de menaces et d’orages qu’il faudra dissiper.

Au lendemain du 1er Mai il y a plus de 50 militants anarchistes dans les prisons de Franco… pardon, de Juan Carlos.


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