Contre-Courant n°1 (février 1951)
Tout pour la paix
Article mis en ligne le 27 juin 2020

par Mualdès (Pierre)

La Paix ?

Une marchandise que l’on débite par tranches, sous toutes les formes, et qui sert aux profiteurs de guerre à préparer la prochaine.

Pour en parler, on en parle !…

Congrès, rassemblements, combattants de la Paix, Femmes pacifistes (nouveau-nés antiguerriers, pourquoi pas ?), mouvements locaux, nationaux, internationaux, etc. Tout cela pour assurer au genre humain une sécurité, inconcevable, hélas ! en l’état actuel des choses.

Or tous ces groupements (j’en excepte évidemment les pacifistes qui n’ont pas fait don de leur personne à un parti politique quelconque), s’ils veulent la paix, s’ils la réclament avec une grandiloquence d’autant plus violente qu’elle est peu sincère, ne manquent pas d’applaudir aux victoires d’une armée quelconque au service de n’importe quel rationalisme pourvu qu’il soit dans l’orbite de Moscou.

Nous vivons une période qui n’est pas précisément de paix. En Asie des combats se livrent journellement. Des hommes tombent. Tous se battent pour la paix… C’est du moins ce qu’on leur a dit. Et l’Afrique, à son tour, entre dans la danse.

Les nations « pacifistes » poussent au paroxysme leurs fabrications de guerre.

Avions et fusées radio-guidés, bombes atomiques, armes plus ou moins secrètes sont toutes prêtes à entrer en action sur un signe des fous furieux qui gouvernent au nom du peuple (qu’ils disent !) ou de la démocratie (qui a bon dos !)

En attendant, les éternels couillons qui font les frais de toute cette saleté ont bonne mine ! Le nez sur le canard quotidien qui les endort, ils n’ont pas encore compris et l’on peut sincèrement se demander s’ils comprendront un jour.

L’homme, cet animal… inférieur !

Pierre Mualdès.