◾ Disqualification de la presque totalité des individualités des groupes à l’étude de la question sociale

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Une variété de faux libres-penseurs. Les faux anarchistes.


La définition donnée par nous des anarchistes n’a jamais été contestée, pas plus que les conséquences de cette définition. Un anarchiste est un individu qui n’accepte aucune autorité. Il suit de là qu’il n’accomplira jamais un acte parce qu’ordonné, mais parce qu’il en aura pesé les motifs [1].

Il en résulte qu’un véritable anarchiste doit être un véritable libre-penseur et que si, sur un seul point, il pense a priori, sur ce point il est abruti (notre définition).

Théorème des faux anarchistes.


La plupart des individus qui, à notre époque, s’intitulent anarchistes, sont des abrutis (notre définition). Seuls, les anarchistes dits « scientifiques », sont de véritables anarchistes, à savoir des individus décidés à être libres-penseurs en toute circonstance et capables de l’être et les faux anarchistes, comme les autres abrutis, sont disqualifiés pour l’étude de la question sociale.

—  En effet, pour être anarchiste (négateur de l’autorité, donc partisan de la raison), il faut être capable de raisonner correctement, sans quoi il est impossible de faire la sélection entre les formules d’arbitraire et les formules de raison ;

—  Or, les individus faisant partie de groupements tels que les « Causeries populaires », le journal l’anarchie et autres, des différents groupements de Paris, de province et de l’étranger, leurs imitateurs, suiveurs et partisans, ne connaissent pas la science (recueil des lois naturelles) ; sont presque tous plus ignorants, plus sales et plus pathologiques que la plupart de leurs contemporains qu’ils qualifient de bourgeois [2], sont souvent alcooliques, tabagiques et mégalomanes, vont parfois jusqu’à préconiser l’inutilité de savoir et la haine de ceux qui savent, ne cherchent pas habituellement à sortir de leur ignorance et à apprendre à raisonner correctement, de sorte qu’ils sont incapables de pratiquer la véritable camaraderie [3] et d’éviter les erreurs de leurs contemporains. Seuls, parmi ceux qui s’intitulent anarchistes, les « scientifiques » font exception sur ce point.

—  Or, être ignorant, sale, tabagique, alcoolique, mégalomane, etc., se refuser à sortir de l’ignorance et à apprendre à raisonner correctement, c’est-à-dire à connaître les lois naturelles [4], c’est se mettre dans l’impossibilité de penser a posteriori (après examen, après avoir jugé, sans préjugé), de faire la sélection entre les formules d’arbitraire et les formules de raison ;

—  Il s’ensuit que la plupart des individus qui, à notre époque, s’intitulent anarchistes, sont des abrutis (notre définition) et que seuls les anarchistes dits « scientifiques » sont de véritables anarchistes, à savoir des individus décidés à être libres-penseurs en toute circonstance et capables de l’être et que les faux anarchistes, comme les autres abrutis, sont disqualifiés pour l’étude de la question sociale.

P. J.

[1Voir tous nos ouvrages et notamment L’Organisation du bonheur, chapitre 1er, et L’Absurdité des soi-disant libres-penseurs, dont la démonstration qui suit est un extrait.

[2C’est tellement vrai qu’actuellement un anarchiste est considéré généralement comme un individu sale qui dit des bêtises, tandis que, conformément à notre définition, un anarchiste est un individu propre qui raisonne bien.

[3Certains groupements de faux anarchistes signalés par nous, sont composés de policiers (nous demander les preuves), de cabotins, de pervertis sexuels, de commerçants rapaces estampeurs de camarades, qu’ils se mettent, dès que l’estampage devient impossible, à dénigrer bassement et à combattre au moyen de guet-apens et de mensonges.

[4Voir Le Mécanisme du raisonnement.