Aux « Va-t-en guerre » contre la 3e C.G.T.

lundi 6 février 2012

Décidément, et avant d’être au monde, la troisième C.G.T. fait couler beaucoup d’encre. Sa constitution doit troubler bien des digestions, déranger bien des plans.

Les « irréconciliables » du Parti communiste et de la C.G.T.U. se mettent d’accord sur notre dos. C’est très bien ainsi. Ne nous en plaignons pas. Cela fixera et les gens et les choses.

Dans la Révolution Prolétarienne, un jeune équilibriste qui a passé par toutes les nuances de l’anarchisme, du communisme, puis du syndicalisme, s’en prend à « l’apôtre des scissions ».

Cet acrobate des idées devrait regarder un peu chez lui. Il y verra là tous les apôtres renommés des scissions.

Quand on collabore avec un Rosmer qui osa, au premier congrès de l’I.S.R., en 1921, — où il ne représentait que sa personne — abandonner l’autonomie et l’indépendance du syndicalisme, signer son abdication entre les mains du Komintern ; quand on exécute les ordres d’un Monatte, qui se bat toujours à travers les autres, mais jamais lui-même, d’un Monatte qui fut secrétaire de la Commission syndicale centrale du Parti communiste, cet organisme de domestication du mouvement syndical ; quand on a, à ses côtés un Souvarine, cette vipère, qui a fait tant de mal en France, cet ancien collaborateur de « Ce qu’il faut dire » et du « Merle Blanc », on se tait, Monsieur Chambelland, ami du fameux Vecchi, fasciste notoire, après avoir été, comme Delagrange, communiste non moins notoire.

La vérité dans tout cela : c’est que là troisième C.G.T. coule à jamais la fameuse « Ligue Syndicaliste » à laquelle le confédéré Monatte, ce parrain de la C.G.T.U., a donné une adhésion tardive… et calculée.

La troisième C.G.T. trouble aussi les nuits du citoyen Teulade. Il en a des cauchemars, cet homme !

Il ne voit aux réunions que nous faisons que des communistes. Mais alors ? vos adeptes sont muets… muets comme on sait l’être au Parti et à la C.G.T.U. ?

Il leur était facile de se faire entendre à Marseille, à Saint-Henri, à Lyon. Il leur était aussi facile de se faire « ramasser », comme à Toulon. Voilà ce qui explique leur silence et celui de pas mal d’autres Matton.

Prenez un, peu d’opium ou de kif, citoyen ! Le sommeil vous reviendra.

Et vous autres, les syndicalistes, continuez. La C.G.T., troisième du nom, par leur faute, est en bonne voie.