Plus d’avortement

samedi 3 septembre 2011
par  Neirol (F.)

D’après les statistiques officielles il y aurait une diminution de naissances dans certaines contrées de la France. Malheureusement le Morbihan n’est pas compris dans ces contrées. En effet, la Bretagne est une contrée très prolifique. On voit encore des familles composées de cinq et même sept enfants.

Pourtant depuis quelques années, la propagande néo-malthusienne se fait connaître. Elle pénètre de préférence dans les familles privilégiées n’ayant pas déjà beaucoup d’enfants plutôt que dans les familles où la progéniture est nombreuse. La raison en est que ceux qui ont un nombre restreint d’enfants pourront mieux s’occuper de la question d’hygiène et se munir des accessoires pour éviter la grossesse, que les parents qui sont surchargés d’enfants. Ceux-ci ayant déjà beaucoup de soucis à savoir comment ils feront pour trouver la pâtée pour leur nichée, laissent la question d’hygiène au dernier plan.

La question religieuse étant trop profondément ancrée dans leur cerveau, ils considèrent immoral de nettoyer leurs organes, génitaux absolument comme on lave sa figure. Pensez donc, pour qui nous prennent-ils ces gens ? Venir nous causer de ces choses ! c’est bon pour les catins qui n’ont autre chose à faire du matin au soir.

Pourtant, il serait grand temps que cette classe misérable. ouvre les yeux, qu’elle comprenne qu’elle ne doit mettre au monde plus d’enfants qu’elle ne peut élever. Mettre au monde plus d’enfants que l’on ne peut élever, c’est créer de la mort. Celui qui crée de la mort est un criminel au même titre que celui qui étrangle quelqu’un par plaisir.

Les maternités successives détruisent la santé de la mère, lui enlèvent ses couleurs fraîches, la rendent lourde et vieillotte avant l’âge. Plus de plaisir pour elle, plus de distractions ; esclave de sa marmaille voilà son lot.

Quelques-unes dans le nombre ont une lueur de révolte : fatiguées de mettre bas, elles veulent se faire avorter. Elles se mettent en relation avec des faiseuses d’anges n’ayant aucune connaissance anatomique, pas plus qu’un outillage perfectionné. Trop souvent dans leur travail inexpérimenté ces dernières se servent d’épingles à cheveux ou de tringles à rideaux. Et les malheureuses patientes si elles ne meurent pas restent estropiées toute leur vie durant.

Ces accidents seraient évités, si chaque compagnon avec l’argent qu’il dépense au bistro voulait se procurer de la lecture saine et faire réfléchir sa compagne non par la violence comme on en voit malheureusement trop souvent, mais par la persuasion et par la douceur. L’homme a une grande part de responsabilité dans son milieu familial. Bien souvent il ne dépendrait que de lui que sa misère soit diminuée. Mais il est égoïste, d’un égoïsme bas et bestial : peu lui importent les charges que sa compagne supportera — n’est-elle pas faite pour cela ? —, et à mesure que sa famille augmente, il s’écartera d’elle, il recherchera de nouveaux plaisirs ailleurs — trop souvent dans l’alcool où sa mentalité s’avilit de plus en plus.

Ceux qui veulent lutter, qui veulent conserver leur individualité, chercheront à diminuer les naissances par l’usage des préservatifs. Par ce moyen ils élèveront la mentalité de leurs compagnes, et l’avortement aura vécu, à moins de cas particuliers où il sera pratiqué par des spécialistes autorisés.

F. Neirol