Les Internationales d’Industries Dans les Métaux

, par  Wiesberg , popularité : 3%
À toutes les organisations syndicalistes révolutionnaires de la métallurgie

Camarades,

Le 2e Congrès de l’A.I.T., tenu à Amsterdam, a attiré l’attention de ses organisations sur l’importance et la nécessité de lier entre elles les fédérations d’industrie des divers pays. Dans ce but, il fut décidé de créer, en premier lieu, les trois secrétariats internationaux suivants : 1° des Marins ; 2° du Bâtiment ; 3° des Métaux.

La Commission administrative de la Fédération des métaux de l’Allemagne a entrepris de préparer les travaux préliminaires pour la création, d’une Fédération syndicaliste internationale des travailleurs, de l’industrie métallurgique.

Dans le courant de l’automne de l’année courante se tiendra une conférence internationale qui aura à s’occuper de l’organisation définitive de l’Internationale et de l’élaboration de ses statuts.

Nous faisons appel à toutes les organisations sus-indiquées d’adhérer au Bureau provisoire élu par la Fédération allemande des métaux. Outre les organisations adhérentes à l’A.I.T. par l’intermédiaire de leur Centrale nationale, toutes celles qui sont dans l’autonomie corporative ou qui, pour des raisons spécifiques, n’ont pu adhérer à l’A.I.T., sont cordialement invitées à adhérer au Bureau provisoire des métaux, pourvu qu’elles acceptent les principes et tactiques du syndicalisme fédéraliste et anti-étatiste.

Avec nos salutations fraternelles :

Wiesberg
Berlin S.O. 16, Brückenstrasse 10b

En réponse à cet appel, la Fédération des métaux du Portugal (adhérente à la C.G.T.) a déjà envoyé son adhésion au Bureau provisoire. Voici ce qu’elle écrit, entre autres :

« La Fédération portugaise des travailleurs de l’industrie métallurgique est composée de 15 syndicats avec un effectif de 6.000 membres payants. Le nombre total d’ouvriers, de manœuvres et d’apprentis occupés dans l’industrie des métaux du pays est environ de 50.000. Mais il faut remarquer qu’il existe encore 7.000 ouvriers organisés qui ne sont pas affiliés à la Fédération et sont employés par l’État. Mais la nouvelle structure syndicale, adoptée au dernier congrès fédéral, obligera ces syndicats à payer leurs cotisations directement à la Fédération.

Les salaires actuels sont

Pour un ouvriers : 20 escudos pour la journée de huit heures.
Pour un manœuvre : 12 escudos pour la journée de huit heures.
Pour un apprenti : 5 escudos pour la journée de huit heures.

(Une livre sterling 35 escudos). »