Meeting « contre la Guerre »

dimanche 29 mai 2011

Paris.— Le meeting « contre la Guerre » organisé par la ligue des anti-Patriotes, s’est tenu le Dimanche 18 Septembre à la salle Favié dans le quartier ouvrier de Belleville,

L’entrée étant libre et les portes toutes grandes ouvertes on peut dire que plus de 4.000 personnes ont assisté à cette magnifique réunion qui s’est tenue sans bureau ni délégué, à l’ordre, les orateurs s’inscrivaient eux-mêmes. À la tribune ornée des drapeaux rouges et noirs des sections anti-Patriotes de Paris et de St-Denis, le comp. Murjas a ouvert le feu en expliquant que l’on pouvait très bien se passer de Président, c’est ce qui a été fait, et dans l’état où se sont trouvé les assistants, aucun désordre ne s’est produit et cela a été une excellente démonstration pour la pratique de nos idées.

Un compagnon de la Ligue vient lire les lettres d’adhésions et les télégrammes des sections anti-patriotes de Toulon, St. Etienne, Chambon, Bessèges, Vienne, La Seyne et Calais, cette lecture est chaleureusement applaudie,

Les compagnons Tennevin, Louiche, Prolo, Gouzien, Devertus, Bebin Brunet et Tortelier se sont surpassés dans la démonstration qu’ils ont faite de la stupidité patriotique. Une seule contradiction peu sérieuse s’est produite de la part d’un radical socialiste : les compagnons y ont répondu aux applaudissements de tous. Un manifeste spécial pour les assistants du meeting, leur a été distribué à la sortie.

Plusieurs centaines d’argousins ont continuellement parcouru le quartier, mais malgré ce déploiement énorme de forces, peu de désordres se sont produits..

Après le meeting, 300 compagnons réunis en soirée amicale, ont résolu de ne pas s’en tenir aux bons résultats obtenus dans la journée ; en conséquence dès à présent, un appel est fait a tous les compagnons de France et de l’étranger pour tenir d’ici quelque temps un nouveau meeting gratuit contre le Patriotisme. Les secours en argent sont reçus chez Émile Bidault 21 rue Henri Chevreau. Paris-Belleville

N. B.— Les sommes reçues, seront publiées dans l’Idée Ouvrière et dans La Révolte.


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