Une définition du Naturisme

mercredi 30 septembre 2015
par  Withoutname (Georges)

En tant que ce terme est employé pour désigner une certaine manière de vivre, et notamment de s’alimenter, le Naturisme consiste pour l’être organisé, à s’adapter — sous peine de disparition — aux conditions du milieu dans lequel il vient à se trouver placé ; donc, plus particulièrement, à s’assimiler les éléments nutritifs mis à sa portée, par ledit milieu. — Exemples :

Pour les chiendent, le naturisme consiste à envahir souterrainement, de ses rhizomes, tout l’humus à ses entours, à en accaparer les principes fertilisateurs, et à étouffer, par sa végétation aérienne, les semis avoisinants ;

pour le noyer, à voir périr sous l’ombrage mortel de son vigoureux branchage, les arbrisseaux moins bien doués pour l’élancée vers l’air et la lumière ;

pour le tigre, à se repaître de proies encore vivantes et sanguinolentes ;

pour le brochet, à démontrer sa force par hécatombes de goujons et autres congénères ;

pour le Guarani du Paraguay, à se nourrir de « carne seca » pilée au mortier, ou de gibier, le soleil torride ne lui permettant pas la culture des vertes et tendres laitues ;

pour l’Esquimau, à devoir faire ses ablutions avec son urine et à s’empiffrer — quand une rare occasion se présente — de chair de baleine, à se délecter d’huile de phoque, s’il tient à continuer à vivre ; les petits-pois ne fleurissant que rarement sur la glace du Groenland ;

pour l’homme privilégié des climats tempérés — tel celui de France — à se sustenter de façon mixte : viandes, poissons, mollusques, œufs, laitage, légumes, céréales, fruits, etc. ; selon la région, l’abondance des récoltes, la facilité plus ou moins grande de se procurer tels ou tels produits ;

Une telle définition nous paraît suffire pour démontrer l’inanité des prétentions à l’universalité de certaines pratiques de résignation — foncièrement anti-naturistes — qui, sous les vocables de « végétarisme ou végétalisme », sont à l’usage de ventres-creux n’ayant pas l’énergie NATURISTE suffisante, pour s’approprier, de vive-force, le trop-plein des subsistances détenu par les riches de la Société.