Pensées anarchistes

dimanche 20 septembre 2009
par  Raymond (Maurice)

— Le capital, c’est la tache d’huile qui s’étend, corrompt et gâte tout.

—  On apprend aisément bien des choses, selon son tempérament, mais on apprend difficilement à savoir être libre.

—  Qui peut se vanter d’être juste, toujours juste, rien que juste, sans être injuste ?

—  C’est bizarre, comme la possession de quelques milliers de vignettes coloriées change le caractère d’un être humain !

—  Les grands de ce monde, sont grands parce que nous sommes à genoux : levons-nous !

—  Mieux vaut pleurer avec les sages, que de rire avec les fous.

—  Le Capital étreint l’Humanité à la gorge, et nouvel Antée il ne reprend ses forces, que quand il se replonge dans la boue et dans le sang.

—  La justice bourgeoise actuelle est établie pour les vengeances de classes, aussi est-elle profondément inique et méprisable.

—  La société bourgeoise commence par un président et finit par un bourreau.

—  La caractéristique du système social actuel, c’est de donner davantage à ceux qui ont déjà beaucoup et de retirer le peu qu’ils ont à ceux qui n’ont presque rien.

—  L’obligation de voter donne le droit de se choisir des maîtres.

—  Le succès de la Révolution est dans les mains des humbles.

—  On n’est jamais si près de son but qu’à l’instant même où l’on ne croit, à aucun prix, pouvoir y parvenir.

— Les politiciens font des concessions aux malins, et donnent de belles phrases aux imbéciles ; c’est pourquoi nous ne manquons pas d’orateurs.

—  On est toujours généreux avec ce qui ne vous appartient pas.

—  La justice bourgeoise a la vue trouble et le bras long.

—  La police frappe qui la combat, défend qui la vante et lèche qui la paie.

—  Un jour viendra où, même par-dessus les geôles, les bûchers et les échafauds, la Vérité dominera le monde.

—  Beaucoup de gens jugent l’anarchie sans la comprendre et l’expliquent confusément ; mais ils devraient savoir que l’on n’explique pas ce que l’on ne comprend pas.

—  Notre siècle est un siècle de réclame, les politiciens ne pouvaient faire mieux que d’en user.

—  Tel a gagné des millions qu’il économise, tel a hérité de milliards qu’il gaspille.

—  Si les imbéciles mangeaient du foin, le foin serait hors de prix et le pain de quatre livres se donnerait pour rien.

M. Raymond